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COMMENCEMENT

Innocemment rêveuse, naïvement lunaire, candidement songeuse... Souvent étonnée, rarement perplexe, toujours émerveillée. Comme il est bon de prendre ma plume pour vous conter une partie de moi. Je m’appelle Audrey et si je devais me décrire en un mot... ce serait rêveuse. Une rêveuse qui a appris à composer. Qui a appris à s’adapter. Et souvent, je ne comprenais pas. Je faisais ce que l’on attendait de moi. Caméléon, je cherchais à ressembler à ce que l’on voulait de moi. J’ai mis longtemps à trouver qui j’étais vraiment. Et quand je l’ai su, j’ai mis longtemps à l’accepter et à me donner le droit de l’être. Je suis rêveuse. Et pourtant, j’entrevois aussi la réalité. Elle m’a blessé plus d’une fois. Mais j’aime. Profondément. Naïvement. Purement. J’aime intimement l’humain. Car chaque personne m’inspire, me fait grandir. Je me nourris d’elles, de leurs savoirs, de leurs énergies. C’est l’exemple qui inspire et tous, nous avons ce pouvoir d’inspirer. Inspirer et expirer. Je me suis inspirée des personnes rencontrées lorsque j’exerçais en tant qu’éducatrice spécialisée. Elles m’ont montré que donner sans s’autoriser à recevoir revient à expirer sans jamais inspirer. Et que recevoir sans jamais s’autoriser à donner revient à inspirer sans jamais expirer. Alors j’ai choisi de respirer. J’ai choisi de m’écouter. J’ai arrêté de me fuir. J’ai rencontré des personnes formidables. J’ai osé. J’ai eu moins peur de décevoir. Je me suis apprivoisée. J’ai aimé un peu plus fort. J’ai accepté qu’on m’aime aussi. Et, c’est doux. Tellement doux. J’ai alors enfin compris. S’aimer, se choisir, se créer et se transformer c’est entamer un voyage vers soi-« m’aime ».

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À présent, je voyage. Je choisis de vivre, d’essayer, de proposer, de me tromper, de recommencer jusqu’à trouver ce qui fait sens en moi. Ce qui fait vraiment sens aujourd’hui c’est d’avoir la possibilité d’accueillir et de transmettre. D’accueillir l’autre en invitant ma vulnérabilité. Car ressentir, c’est être vulnérable. Le yoga nous amène justement à cheminer vers notre vulnérabilité. À se connecter véritablement dans la maison de notre essence. Dans cette partie de nous, aucun masque, aucune apparence n’habite ce lieu. Seulement de l’émotion pure. Et quelle émotion. Comme ci l’histoire d’un instant, notre esprit et notre corps entame un dialogue, comme s’ils communiquent de façon subtile. Comme ci nous pouvions oser être soi. Oser être soi avec les autres, avec soi-même. Oser se mettre en relation, exprimer ses émotions, ses ressentis et entendre ce qui nous revient de l’autre. Dire de soi, laisser couler, s’abandonner dans les postures, ouvrir la source et observer ...Chercher son authenticité, s’ouvrir à l’autre qui écoute et nous accorde son attention, puis recevoir ce qu’il a à nous dire. L’écho est là. Au creux du temps, l’intime se niche, indicible, imperceptible. Des mots, des anecdotes, des postures, des moments, des petits bouts de moi font trace avec les personnes. Des instants forts qui font ce que je suis aujourd’hui, dans la rencontre de l’autre, dans les sensations fugaces, dans les émotions vécues. Je me noue et me dénoue au fil du temps, au fil des rencontres. Je reviens sans cesse à ce fil qui nous lie intrinsèquement, nous relie les uns aux autres, nous délie aussi. Ces allers-retours, ce lien, ces émotions parfois invisibles, souvent palpables, toujours pures. Nous sommes telles des notes de musique qui se rencontrent et qui font un espace unique. Comme une chaleur qui nous enveloppe, nous détend, nous soigne. Comme une danse seul(e), à deux, à plusieurs selon ce qui est amené, ressenti et partagé. Il est peut-être temps pour nous de nous choisir. La vie est un grand voyage, dansons avec elle et choisissons-nous.

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Entamons ce voyage vers « nous-m’aime ». Rencontrons-nous, là, vulnérables et parfaits dans nos imperfections.

Audrey

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