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7 mars 2020 : Yin yoga, trouver du confort dans l’inconfort


Cette semaine m’a fait résonner Yin yoga, ou plutôt, c’est le Yin yoga qui a résonné en moi.

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Cette formation fut pour moi une ode à la liberté d’être. Une ode à la liberté d’être qui je suis, profondément. Me libérer de toutes mes voiles, toutes mes émotions, toutes mes sensations, cette quête de la perfection... pour me laisser aller à l’abandon. L’abandon de mon corps et de ma pensée avec humilité, avec vulnérabilité. M’abonner avec lenteur dans l’immobilité. Car lorsque je restais immobile suffisamment longtemps, mes pensées, mes sensations, mes émotions me traversaient, me parlaient en silence. Par ce silence intérieur, mon mental entamait un voyage subtil avec mon corps. Et quel voyage. Un voyage qui passe par l’apologie de la lenteur pour rejoindre le mental et les émotions dans une zone d’inconfort.

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Le Yin yoga nous amène à accueillir tout ce qui vient à nous sans jugement, à s’asseoir en silence et écouter son être profond. Selon moi, être convié à la lenteur et à l’immobilité font du Yin yoga une pratique puissante. Puissante car nous ressentons tout notre corps qui s’étire, qui s’immobilise, qui s’abandonne à l’essence de l’esprit. Nous nous écoutons, nous nous entendons, nous respirons, nous accueillons, nous nous réconcilions. C’est si profond, si subtil. Seuls les mots ne suffisent pas. Il faut le vivre, l’expérimenter, pour s’autoriser à s’abandonner. Comme un abandon du corps et de l’esprit dans une passivité non dénuée d’intensité. C’est un chemin plus profond, plus introspectif qui permet de relâcher, de libérer peu à peu les tension physiques et émotionnelles. Un chemin où nous acceptons d’être réceptif avec plus de douceur, plus de compassion envers nous-mêmes.

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Par ce voyage intérieur, je vois le brouillard de mon mental se dissiper peu à peu, et les tempêtes de mon corps laisser place à des horizons plus dégagés.

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