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30 octobre 2020 : Au coeur de la peur

La peur. Cette peur que nous connaissons si profondément. Cette peur qui est présente depuis bien trop longtemps. Cette peur dont nous avons du mal à nous départir. Celle paralysante. Cette peur qui nous plonge dans l’inconnu. Celle non tangible. Presque destructible. Nous ne savons pas ce que demain sera fait. Nous savons que le monde souffre aujourd’hui. Nous savons que nous devons abandonner le besoin de contrôle. Le contrôle devient illusion. L’illusion devient réalité. Une réalité à laquelle nous sommes confrontés. Depuis plusieurs mois, nous apprivoisons cette peur. Nous ne cherchons plus à la dissimuler. Nous devenons vulnérables. Nous n’osons plus vibrer intensément en embrassant chaque instant. Nous avons peur de tout, de nous. Peur de la lumière plus que de l’obscurité. Et quand nous sommes dans l’obscurité, nous regrettons, nous implorons la lumière alors qu’elle est là, à notre portée. Nous pouvons la cueillir, l’embrasser, l’aimer. Cette peur toute humaine, nous pouvons choisir de lui offrir une nouvelle perspective, de lui ouvrir notre coeur.



Laisser glisser la peur pour goûter à l’humanisme. Comprendre ou apprendre que nous sommes tous reliés. Intégrer ou digérer qu’ensemble nous allons cheminer dans le brouillard apparent. Accepter ou tolérer que nous sommes exposés au vent. Décider ou réaliser que ce qui nous entoure est précieux.

Commencer ou continuer à s’y arrêter, à apprécier, à partager. Se destiner ou se jurer de tendre la main au nom la solidarité.

Choisir de se tourner vers l’autre. Avoir cette compassion savoureuse. Garder l’envie délicieuse. Entrer dans la métamorphose.

Ecouter le silence pour en trouver la clé. Trouver des pistes pour s’échapper. Jongler avec des esquisses pour se créer. Oser faire confiance pour se libérer. Se murmurer au creux de l’oreille que tout finira par s’arranger. Laisser la vie dérouler son récit. Se délecter du paysage, de ses délices. Goûter aux plaisirs simples, de ses malices.


Partir à la découverte de ce qui sommeille en nous. Simplement, lestement, tendrement. Et abandonner la chenille pour se transformer en papillon.

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