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28 juin 2020 : Naïvement lucide


Innocemment rêveuse, naïvement lunaire, candidement songeuse... je me retrouve avec son âme enfant. Avec LUI, je suis une Rêveuse. La tête dans les nuages, l’idéal chevillé au cœur. Souvent étonnée, rarement perplexe, toujours émerveillée.

Et si nous pensions que la naïveté peut nous embellir ? Si nous rêvions qu’elle puisse nous alléger ? Si, à travers elle, nous songions à la portée de notre innocence ?

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En vieillissant, on apprend. Notre coeur d’enfant apprend que tout n’est pas rose. Notre espoir naïf de jeunesse se remplace au fil du temps par un mélange de méfiance, de rationalité et d’une touche de pessimisme. Et pourtant...

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La naïveté garde dans sa puissance d’émerveillement le secret de notre présence,

La naïveté n’en finit pas de s’étonner de la grandeur de ce qu’elle ignore,

La naïveté semble toujours décalée par rapport à la réalité,

La naïveté ne craint pas le ridicule qui a besoin d’elle,

La naïveté s’étonne de voir les personnes se déchirer les uns les autres au nom d’arguments spécieux,

La naïveté ne s’encombre pas de précautions,

La naïveté est forte puisqu’elle ne voit pas les précipices qui l’entourent,

La naïveté voyage sans bagage inutile,

La naïveté est toujours prête à délivrer les personnes de leur raisonnement,

La naïveté est prête à venir témoigner de sa véracité dans la grandeur du désir qui l’anime,

La naïveté est conciliante, simplement pure.

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À l’intérieur de nous, la naïveté n’a pas même besoin d’ouvrir les yeux pour se sentir chez elle. Elle est assise, tranquille, sur le seuil du visible.... dans nos cœurs d’enfants, naïvement lucides.

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