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24 mars 2020 : Se panser pour penser l’autre


Instagram, cette photo est un merveilleux prétexte pour déposer les choses, pour écrire. M’écrire, lui écrire, vous écrire, nous écrire. Écrire pour NOUS dire que la misère et la détresse ne se confinent pas. Les angoisses et les craintes non plus. La précarité et le sentiment d’exclusion encore moins.

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Les portes des établissements se ferment mais elles laissent béantes les blessures et les peurs. Elles imposent un huis clos où cohabitent des personnes vulnérables. Comme les soignants, les travailleurs sociaux chaque jour prennent leur service sans disposer de masques. Chaque jour tentent de mettre leurs angoisses personnelles en sourdine pour pouvoir recevoir et accompagner celles des autres. Chaque jour s’exposent. Qui, au nom de la continuité des missions et de l’éthique, doivent être présents.


Présents pour panser une société qui produit des exclus dans un monde qui ne tourne pas rond. Panser les injustices et les disparités. Panser les besoins des personnes dans l’attente d’une protection.

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Pour tous ces enfants, ces adolescents, ces personnes en situation de handicap, ces grands exclus, ces personnes exilées... soyons SOLIDAIRES. Gardons ESPOIR. Tentons de chercher le MOINS PIRE dans le pire.

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Il est peut-être temps de continuer à PENSER à soi, tout en PANSANT l’autre. Et je pense aussi à elle car elle panse à moi, à nous.


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