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21 juin 2021, L’emprise



Prise dans une toile d’araignée. Ficelée. Anesthésiée. L’époque où elle était naïve et crédule. Ne pouvant imaginer l’âme destructrice. Essayant de trouver des explications. Cherchant innocemment des raisons. Ne percevant pas l’emprise faire son effraction.


Elle se veut transparente. Livide. Limpide. Silencieuse, elle devient confuse et n’ose pas se plaindre. Elle ne se sent pas légitime de le faire. Elle s’accroche à son sourire pour évincer les mots. Elle rêve en secret pour imaginer un renouveau. Elle conforte. Réconforte. Accuse. S’excuse. Elle voit ses capacités d’oppositions grignotées. Évaporées avec le temps. Elle éloigne toute possibilité de résistance. Vidée, elle se mure dans le silence. Un silence qui lui permet de rendre sa réalité supportable. Un silence qui devient le symptôme du sentiment d’être coupable. Un silence qui lui permet d’hurler de l’intérieur. Pour ne rien faire paraître à l’extérieur. Elle doute de sa propre perception. Pense être dans l’interprétation. Elle devient neutralisée de vie. Amputée d’envies. Son corps lui parle, mais son esprit l’abandonne. Faute de trouver des raisons, elle perd de son assurance. Doit faire face à toutes les résistances.

Ces résistances vont lui enseigner. La forger. Elle va aller trouver le solide en elle. Décider d’ouvrir ses ailes. Elle ne veut plus brûler de l’intérieur. Ces mots. Ces flammes. Ces bleus inscrits dans l’âme.


L’emprise capte l’esprit. Elle affaiblie pour mieux faire passer les choses. L’emprise neutralise l’autre. Elle le rend complice face à ce qui l’opprime. L’emprise garde le contrôle. Elle ironise, méprise. Le mépris devient son arme. L’emprise inhibe la pensée. Elle préfère se cacher derrière un masque d’ironie pour dissuader l’esprit.


À présent, elle sait combien la destruction souterraine est indicible. Elle a subit sans consentir. Tout en sachant qu’un jour elle serait capable de partir.

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