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21 juillet 2021, La poésie



Les mots se déposent sur un papier de soie. Là où de légères rimes s’embrassent. Les syllabes s’abordent. Et les strophes s’accordent.

La poésie est une caresse. Délicate. Emplie de tendresse. Elle n’est pas de l’ordre du joli. Elle ne saurait être conventionnelle. Elle a la capacité de révéler ce que nous ignorions. Subtilement, elle nous amène à regarder. Elle nous réveille. Élève notre sensibilité. Elle n’a aucunement besoin d’être subversive. Ses rimes nous effleure et son sens nous absorbe. Elle nous transporte entre les vols en altitude et les plongées souterraines.


Sans le voir venir, nous sommes profondément émus par la poésie. Par les mots qui ne sont pas les nôtres. Ces mots qui résonnent. Retentissent par écho. Car la poésie donne de l’écho aux mots. Elle fait chanter les lettres pour créer notre propre musique. Pour se reconnaître dans certains accords. Y retrouver du réconfort. Comme si nous accédions à une compréhension nouvelle. Une compréhension sensible qui n’attend pas d’être précisément nommée. La poésie nous aide à nous laisser aller pour se remplir de mots et de rêves. Pour mettre de côté notre aspect rationnel afin de juste s’abandonner, se poser là et laisser faire.

Sans rien rechercher, sans essayer de vouloir comprendre. Se laisser aller à une divagation pour se laisser rêver. Se remplir de sensations, de beauté et de simplicité.


La poésie ne se saisit pas intellectuellement. Sa compréhension nous échappe car elle est singulière. La poésie ne cherche pas à être comprise. Elle veut être ressentie. Elle devient l’accord entre la personne qui écrit et celle qui lit.


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