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18 juin 2020 : Asteya, la prospérité du coeur


Convoiter l’autre, désirer l’inconnu, illusionner l’idéal, aspirer l’apparence, redouter son évidence. Pourquoi sommes-nous dans cette recherche perpétuelle ? La convoitise découle naturellement d’une sensation de vide, d’un besoin de le combler, d’une peur de ne pas être assez. La convoitise prend sa source dans un regard envieux, dans une comparaison, dans cette société qui nous pousse à vouloir toujours plus. Alors que finalement nous sommes toujours bien assez. Une attitude sans désir illusoire procure un sentiment de grande richesse, la sensation d’avoir l’essentiel.

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Asteya (3e Yama), nous invite à penser par nous-mêmes, à tenter de nous faire confiance, à apprécier ce que nous possédons. C’est être honnête, fidèle, dans la prospérité du coeur. C’est arrêter de voler sa beauté, sa créativité, son énergie, ses rêves. C’est se connaître et se reconnaître à sa juste valeur. C’est se détacher de la tentation d’appropriation. C’est être capable de faire tomber ses défenses. C’est accepter la vie dans ce qu’elle a d’imprévisible. C’est naviguer avec l’impermanence. C’est se dissocier de l’abondance de l’argent... pour trouver la prospérité dans la simplicité.

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Asteya renvoie à la simplicité des rencontres qui se font au bon moment, des opportunités qui se présentent comme magie, des inspirations sous toutes leurs formes. La simplicité de se contenter des richesses que nous avons déjà, de cultiver l'émerveillement, de revenir à l'essentiel.

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Ce Yama nous amène à accepter, à collaborer avec le flot de la vie créative. Comme une douce manière d’éprouver le désir de passer d’une croyance de manque et à une croyance d’abondance.

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Asteya, comme un flot qui nous séduit pour accepter de ne rien « posséder » mais plutôt de tout « avoir ».

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