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14 novembre 2020 : Oser tisser sa trame





Savoir prendre son temps. Continuer son chemin. Tisser sa trame. Se nicher au creux de son intime. Évincer le réagir. Préférer l’agir. Agir pour se donner le temps du recul. Se donner le droit de ressentir profondément. Se donner la possibilité de se distancer. Se donner accès au privilège de créer. Se donner la liberté de partir du silence. Se donner la permission de la simplicité. Là réside la splendeur du chemin dans toute sa banalité.

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Ma trame se tisse dans l’apologie de la lenteur. J’en ai mis du temps avant d’OSER. Oser ne se fier qu’à ma seule intuition. Accepter d’emblée de tâtonner, de me tromper, de trébucher. Oser explorer l’incertitude des avenues nouvelles. Tolérer de le faire un pas à la fois. Oser entonner mon chant à l’autre. Conter mon histoire à travers les mots. Oser adopter la qualité. Me désunir de la quantité. Oser montrer ma vulnérabilité. M’éloigner de ceux qui piétinent les fleurs. Oser percevoir l’abondance du presque rien. Décider de suivre le courant. M’éloigner des eaux stagnantes. Oser cultiver l’écologie de l’action… unir mon coeur en syntonie avec ceux qui chemine vers le pardon. 

C’est souvent au détour d’un chapitre sombre de notre vie que nous osons. Nous osons devenir disponible à cet autrement.  Nous sillonnons de l’ombre à la lumière. Voilà à quoi servent les nuages.

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