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11 mai 2020 : Passion...du rire, compassion...du coeur 

La compassion... « Karuna » en sanskrit, cette douceur du coeur. Cette chose qui nous arrive, malgré nous. Cette main qui tâtonne indéfiniment, à l’aveugle, dans un geste qui s’amenuise... vers l’autre. La compassion... ce mouvement spontané, surgissant en nous de façon involontaire, voire incontrôlable. La compassion... cette passivité qui nous met en relation avec l’autre. Comme une envie d’être ce baume versé sur tant de plaies. Comme un réconfort du fond de l’abîme.

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La compassion suppose cette capacité à se laisser affecter par la vulnérabilité. Elle cherche cette égalité, cette asymétrie de la relation. Cette sublime capacité de se laisser toucher par l’autre. La compassion nous fait passer ensemble de la fragilité aux capacités. Elle consiste à utiliser notre pouvoir du cœur pour voir au-delà des apparences. Elle soigne et ôte les doutes, elle cicatrise les plaies et les peurs. La compassion libère les âmes prisonnières de leurs certitudes. Elle ne condamne personne et sait que chacun peut grandir, le laissant libre. La compassion c'est savoir écouter, c’est garder le silence, c'est toucher tendrement, c'est avoir ce regard empreint de bonté. La compassion, ce n’est pas la larme à l’œil, c’est la responsabilité. Une responsabilité qui ne se laisse pas guider par l’émotion, mais par l’autre. La compassion aiguise la vigilance, ouvre l’oreille, repère toutes les ressources de celui qui se voit dénué de tout, pour lui permettre de se devenir.

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Peut-être, profondément, ne sommes-nous compatissants que lorsque nous ne le savons pas. Cette ignorance laisse exister l’autre. Dans son essence. Dans sa différence.

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La compassion, comme vibration, est la réponse du cœur à la douleur. Aujourd’hui désenchantés, déconfinés... devenons ensemble cette réponse.



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